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Jean-Paul BaquiastPour un principe matérialiste fortL'Europe et le vide de puissanceConscience et conscience artificielle |
John BaudeJ'étais une île |
Miguel BenassayagConscience et conscience artificielle |
Renaud CamusThéâtre ce soir |
Michel CasséLambda ou Cosmologie dite à Rimbaud |
Michel CazenaveLa femme, l'amour et la jouissance éternelle |
Angélique del ReyConscience et conscience artificielle |
Raphaël Dargent
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EliacinVoilà pourquoi je n’ai pas tué Caderousse |
Mathieu François du BertrandL'or des saisons |
Michèle GazierNoir Panthère |
Loïc LorentNonolandVotre jeunesseVous aurez la guerreLe sourire d'Achille |
Albert PalmaLe peuple de la main |
Patrice van EerselLecture de 'De Rerum Natura' de Lucrèce |
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Titres |
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Aux
fresques des murs
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CORPSNoam Rift |
Conscience et conscience artificielleJean-Paul Baquiast / Angélique del Rey / Miguel Benassayag |
J'étais une îleJohn Baude |
La femme, l'amour et la jouissance éternelleMichel Cazenave |
Lambda ou Cosmologie dite à RimbaudMichel Cassé |
Lecture de 'De Rerum Natura' de LucrècePatrice van Eersel |
L'Europe et le vide de puissanceJean-Paul Baquiast |
L'or des saisonsMathieu François du Bertrand |
Le peuple de la mainAlbert Palma |
Le sourire d'AchilleLoïc Lorent |
Noir PanthèreMichèle Gazier |
NonolandLoïc Lorent |
Pour un principe matérialiste fortJean-Paul Baquiast |
Taiwan 101Noam Rift |
Théâtre ce soirRenaud Camus |
Votre jeunesseLoïc Lorent |
Vous aurez la guerreLoïc Lorent |
Voilà pourquoi je n’ai pas tué CaderousseEliacin |
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Sortie Juin 2008 |
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Mathieu François du Bertrand : L'or des saisons |
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C'est en Lomagne que se déroule cette histoire durant l'entre-deux guerres, sur des chemins, près des mares, sur des coteaux offerts au vaste déroulement du ciel. Ce livre retrace les dernières années de Pierre Frayssinet (1904-1929), l'un des plus méconnus des poètes français. Mais « L'or des saisons » n'est pas seulement un roman construit avec des documents d'archives (souvent inédits), ou une 'biographie romancée' ; c'est surtout le portrait d'un jeune homme attachant et brillant, hanté par la figure de Mallarmé, dont les préoccupations sur la poésie et sur l'art parlent de chacun et de la manière que nous avons tous d'aimer ce qui va nous être ravi, d'adorer ce qui est le plus voué à la perte. C'est un livre sur la poésie, si l'on veut, ou un livre de poésie, à travers le regard de l'un de ceux qui en font l'un des plus beaux emblèmes de la civilisation. |
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Sortie Mai 2008 |
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Jean-Paul Baquiast - L'Europe et le vide de puissance - Essai sur le gouvernement de l'Europe au siècle des super-Etats -
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Plan
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Avril 2008 |
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John Baude - J'étais une îleISBN : 978-2-916913-09-4
Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble.
Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes. John Baude est économiste et romancier. Extrait :Elle est arrivée la première, elle a posé le pied en propriétaire sur la Josefa, elle a tendu la main d’un bras menu et raide à la façon brusque d’un pantin comme s’il agissait d’un jeu qu’elle était certaine de gagner. « Vanessa ». L’ont suivie deux gars, la vingtaine sans épreuve et sûrs de leur rang mais encore malhabiles dans les civilités d’apprivoisement, qui sont allés déposer leur sac au fond du bateau mais pas leur semi air hautain, puis une fille qui a esquissé un bonjour, qui debout à côté de Vanessa, arbore une aisance tout aussi grande, mais plus réservée, plus habillée même si son amie a maintenant un foulard noué à la taille. Antonio, resté sur le quai, vient d’ôter les cordages, la Josefa s’écarte et s’ouvre le fossé des eaux qu’il enjambe, un instant de part et d’autre, avant de repousser la terre et de rejoindre l’embarcation. Elle froisse l’eau. Quelques yachts somnolent dans la paresse du port. Le vent est retombé, les mâts et les coques se taisent, chromes laques et marqueterie vernie rutilent au soleil. |
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Mars 2008 |
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Loïc Lorent : Vous aurez la guerreISBN : 978-2-916913-08-7 |
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Les accords de Munich voient en 1938 l'anglais Neville Chamberlain et le français Edouard Daladier céder devant Adolf Hitler. Winston Churchill aura cette phrase terrible : “Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.” Loïc Lorent, dans cet essai très polémique, se penche en historien sur les origines de cette reculade et analyse ce qui aujourd'hui persiste de ‘l'esprit de Munich’, et à quelles erreurs ou lâchetés il peut nous mener.
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janvier 2008 |
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Renaud Camus - Théâtre ce soir -ISBN : 978-2-916913-06-3
Présentation par l'auteur :
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Octobre 2007 |
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Albert Palma - Le peuple de la main (Henry Bauchau sur ma route) -ISBN : 978-2-916913-04-9 |
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Sortie : septembre 2007 |
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Présentation par l'éditeurLe Peuple de la Main est le journal d’Albert Palma qui relate sa rencontre avec Henry Bauchau et son amitié avec le célèbre écrivain. L’abondante correspondance entre les deux hommes, reproduite ici, montre que cette rencontre qui est celle de deux artistes exigeants est aussi celle de deux oeuvres qui s’entrecroisent, s’entrelacent et se répondent. Homme singulier, de grande culture, sourd, handicapé mais maître d’arts martiaux, l’auteur dévoile dans ce journal toute la beauté de sa pensée mais aussi la quête incessante et toujours renouvelée de l’harmonie entre le corps et l’esprit, entre l’oriental et l’occidental. Le Peuple de la Main est cette poursuite de l’unité de l’homme dont le dialogue avec Henry Bauchau illustre la profondeur et la noblesse. ISBN : 978-2-916913-04-9 / 18,50 € |
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Octobre 2007 |
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Michel Cassé - Lambda ou Cosmologie dite à Rimbaud -ISBN : 978-2-916913-05-6
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Sortie : septembre 2007 |
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Présentation par l'éditeurCette œuvre multiforme appuyée sur une grande rigueur scientifique est un magnifique voyage dans l’espace et le temps. A travers et par delà les cieux Michel Cassé interroge les hommes. Abolissant les frontières du temps il dialogue avec les scientifiques, les poètes et Dieu, il scrute d’un regard amoureux les origines de l’univers, de la pensée et des sentiments. Michel Cassé nous offre un roman initiatique où la rationalité se fait magie et la science poésie. Michel Cassé montre que la science, toute autonome est rigoureuse qu’elle est, est écrite, pensée par des hommes dont les référents sont dans la culture humaine, donc – aussi, car bien sûr les instruments des sciences sont premiers – dans les rêves, la poésie, le langage. Il semble nous dire : faisons de la place à l’imagination, faisons de la place à la poésie qui contourne notre raison raisonnante et en cela nous déconcerte, faisons de la place à la rêverie car ce sont de magnifiques et indispensables instruments de la pensée et par là-même de la science. Ce livre est à tous les points de vues une expérience,
le texte personnel et libre d’un scientifique qui parle de son art
et de sa pratique, de sa vie. |
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Mai 2007 |
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Loïc Lorent -Votre jeunesse -ISBN : 978-2-916913-03-2
Extrait :Ils se retournent souvent pour scruter l'assistance, huer les “collabos” ou tout simplement pour se moquer. On a beau faire partie de l'avant-garde de la Pensée Critique, on n'en reste pas moins de joyeux drilles. D'ailleurs, cette euphorique effervescence ne plaît pas aux anarchistes : “Soyez sérieux, y'en a qu’essaient de faire la Révolution, bordel !”
Présentation par l’éditeur :Lors de grands mouvements sociaux et au sein d’une faculté occupée par les étudiants, un observateur ironique tient la chronique du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs. Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions
ni complaisances d’une jeunesse illusionnée et prête
à toutes complaisances. |
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Voir les articles de presse |
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Collection Décohérences :Mars 2007 |
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Jean-Paul Baquiast - Pour un principe matérialiste fort -ISBN : 978-2-916913-00-1
Présentation par l'auteur :
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Février 2007 |
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Loïc Lorent - Nonoland -ISBN : 978-2-916913-02-5
Présentation par l'auteur :
Autour de Pierre, un pays esclave et des personnages
qui « luttent » au nom de sacro-saintes idées. Des
idées et des drapeaux. Des drapeaux que l’on confond, parfois. Et dans ce coin d’une France (d’une civilisation)
qui s’effondre sous les coups du manichéisme et au son des
fanfares militaires, Pierre apprend le métier d’homme. |
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Février 2007 |
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Noam Rift - CORPS -ISBN : 978-2-916913-01-8
Présentation par l'auteur :Berlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire . En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Nous ne le connaîtrons que sous le matricule de Trente-neuf, un nom conquis sur la fièvre qu'il a su vaincre dans son enfance. Trente-neuf discipline son corps ; il prépare ses rôles en modifiant ses comportements, avec des gestes d'un autre espace, glanés dans un passé imprécis en suivant la filiation douloureuse de l'Histoire. Par ces dédoublements, il croise la violence de l'époque et le bruit résiduel du monde. Mais le film qu'il interprète va déclencher d'autres poussées de fièvres inattendues. Elles font irruption de son passé mais aussi de celui de la ville. Elles vont ébranler son art de la dissimulation et ses dernières assurances. Alors que les chantiers de construction exhument la mémoire de Berlin, l'amour que Trente-neuf partage entre deux femmes précipitera sa fin et signera son ordre de déportation. Personne ne paraît diriger ces forces obscures. Mais n'est-ce pas là le danger ? |
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Sortie octobre 2008 |
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Michel Cazenave - La femme, l'amour et la jouissance éternelle - |
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Présentation par l’auteur :
J'ai choisi la seconde façon. En me laissant porter par mes libres associations, par les jeux d'échos qui se levaient dans mon cœur, par les résonances d'âme qui ne manquaient pas de se faire : de là, sans doute, des parti-pris de lecture qui, sous les atours du doux style nouveau de Dante, vont chercher la lave de son discours et cette éruption d'amour qui fait d'une jeune fille une figure du Saint-Esprit - ou peut-être bien, après tout, la personne manquante de la Sainte-Trinité ? Car on ne peut lire la Vie Nouvelle sans anticiper aussitôt les sept cercles du ciel de la Divine Comédie, sans se rappeler la confrérie des “Fidèles d'amour” de laquelle relevait Dante (parvenue en Italie depuis les jardins de la Perse, et dans le christianisme romain depuis la mystique soufie), sans évoquer tous ces poètes - Cavalcanti, Cino de Pistoie et tant d'autres -, pour qui la Dame est une apparition à strictement parler angélique dont le regard décide de votre destin en venant s'emparer du lieu le plus secret où votre cœur et votre âme communient au plus profond. Je regrette simplement que la chair n'y ait point part, et je pense sincèrement que, si Dante et Béatrice eussent fait l'amour ensemble, ils en auraient été encore plus sanctifiés. |
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Sortie Octobre 2008 |
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Patrice Van Eersel - Lecture de 'De Rerum Natura' de Lucrèce -
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Octobre 2008 |
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Michèle Gazier : Noir Panthère |
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C’était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l’épicier, au bistrot, dans les journaux, on s’inquiétait de la présence insolite d’une panthère noire échappée d’on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré. De retour à Paris, l’idée m’est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l’attente, les folies de l’imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d’elle. J’entendais les voix de ceux qui m’avaient parlé d’elle. Elles m’ont inspiré ces trois variations – fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d’enfance. Michèle Gazier Extrait :Je voudrais arrêter l’image sur tout ce bonheur. Parfois, j’y parviens en bondissant hors de ma cachette, au risque de me faire prendre. Le plus souvent, c’est le rêve qui est vainqueur, et il se poursuit, implacable. J’en connais tous les détails, je sais que le décor va changer. A présent, Lilia et moi sommes entourées de montagnes, dans le jardin d’une immense maison triste et grise. Nous jouons toujours dans l’herbe mais elle est mouillée. A la place des palmiers ce sont de grands arbres aux troncs noirs qui nous surplombent de leurs branches torses. Ces arbres ne bougent pas dans le vent qui pourtant souffle encore. Je ne vois plus le ciel. Je serre Lilia contre mon cœur, elle s’agite dans mes bras. Je suis triste. Quelqu’un l’appelle, sa mère, une domestique, je ne sais pas. Les appels redoublent, la voix se fait pressante, agressive. Lilia cherche à se dégager de mon étreinte. Mais je ne veux pas la perdre. Je sais qu’elle va partir loin de moi, en pension. Elle n’a plus l’âge de jouer ainsi toute la journée. Moi, je vais rester ici, seule loin d’elle. L’angoisse me saisit. Alors, yeux clos, je serre Lilia de toute ma passion, de tout mon désespoir et je sens sa chair si tendre fondre sous l’étreinte. Quelqu’un hurle près de nous. Lorsque j’ouvre les yeux, je vois le sang sur la peau diaphane que mes ongles ont percée. On m’arrache Lilia, on me cogne de toutes parts. Je perds conscience. Je me réveille dans le coffre d’une voiture. Deux mains m’en extraient. Puis, c’est le trou noir. Le vide. Et je me réveille à nouveau dans un fossé. Je ne sais pas encore que ce sera le lieu de ma pénitence. Après les velours des salons, la rudesse des fossés… .../... Poser mes ongles sur une gorge tendre et les laisser pénétrer
doucement jusqu’à ce que le sang perle puis jaillisse.
Regarder les prunelles éteintes de l’être que j’abandonne
sans vie. Offrir la mort comme une délivrance. Je n’oublierai
jamais le regard amoureux de cet homme si seul, si ivre qui s’est
jeté à mes pieds une nuit de printemps comme on se jette
à l’eau lorsque la maison brûle : pour se sauver.
Je l’ai vu tant de fois chercher dans la nuit obscure, l’étoile
verte de mes pupilles. Je l’ai senti comme moi, perdu, si seul.
Je l’ai délivré du mal de ses jours, mais qui me
délivrera enfin de la folie des miens ? |
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Sortie Novembre 2008 |
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Loïc Lorent : Le sourire d'AchilleLe héros de cette histoire se prénomme
Luc. C’est du moins le nom qui s’étale sur le badge
qui orne sa poitrine ou la plaque apposée sur la porte de son bureau.
On suivra Luc à deux périodes de sa vie : aujourd’hui,
alors que son père l’exile, pour cause de mauvais esprit,
en Italie chez un cousin pour y travailler dans une librairie homosexuelle
absolument charmante et, demain, dans quinze ou vingt ans, peu importe,
alors qu’il est devenu un employé apparemment modèle
de la célèbre agence Together, spécialisée
en location de gigolos haut de gamme. |
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Extraits :
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A Venir |
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Noam Rift - Taiwan 101 - |
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A Venir |
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Eliacin - Voilà pourquoi je n’ai pas tué Caderousse -Document |
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Extrait : Les hommes que l'on bat, que l'on torture, que l'on brûle, crient. Ils crient à intervalles réguliers ou non, proférant n'importe quoi : ils appellent leur mère, ils appellent leur femme, ils supplient qu'on ait pitié d'eux... Ils jurent qu'ils accepteront tout, qu'ils diront tout pour ne pas souffrir davantage, ils implorent pour leurs enfants, ils pleurent. Et cela dure toute la nuit. A peine parfois trois ou quatre minutes de répit, puis la porte s'ouvre à nouveau et un hurlement de terreur passe immédiatement. On imagine la pauvre bête qui va se tapir à
l'angle opposé à la porte et qui regarde d'un oeil à
peine encore ouvert celui qui va frapper. Les injures ordurières
pleuvent avec les coups, les. coups aveugles ou les gestes trop savants
qui semblent enflammer ces restes sanglants qui gémissent encore
comme s'ils ne se résignaient pas à mourir avec un râle
indéfiniment recommencé. |
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Angélique del Rey / Miguel Benassayag / Jean-Paul Basquiast : Conscience et conscience artificielle (titre provisoire) |
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A Venir |
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Raphaël Dargent : |
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