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L'Europe-annexes

 

Editions Jean-Paul Bayol

Publications ; Auteurs ; Titres

Auteurs

Jean-Paul Baquiast

Pour un principe matérialiste fort
L'Europe et le vide de puissance
Conscience et conscience artificielle

John Baude

J'étais une île

Miguel Benassayag

Conscience et conscience artificielle

Renaud Camus

Théâtre ce soir

Michel Cassé

Lambda ou Cosmologie dite à Rimbaud

Michel Cazenave

La femme, l'amour et la jouissance éternelle

Angélique del Rey

Conscience et conscience artificielle

Raphaël Dargent

Aux fresques des murs
Illustration (et défense) de la France

Eliacin

Voilà pourquoi je n’ai pas tué Caderousse

Mathieu François du Bertrand

L'or des saisons

Michèle Gazier

Noir Panthère

 

Loïc Lorent

Nonoland
Votre jeunesse
Vous aurez la guerre
Le sourire d'Achille

Albert Palma

Le peuple de la main

Noam Rift

CORPS
Taiwan 101

 

 

Patrice van Eersel

Lecture de 'De Rerum Natura' de Lucrèce

 

Titres

Aux fresques des murs
Illustration (et défense) de la France


Raphaël Dargent

CORPS

Noam Rift

Conscience et conscience artificielle

Jean-Paul Baquiast / Angélique del Rey / Miguel Benassayag

J'étais une île

John Baude

La femme, l'amour et la jouissance éternelle

Michel Cazenave

Lambda ou Cosmologie dite à Rimbaud

Michel Cassé

Lecture de 'De Rerum Natura' de Lucrèce

Patrice van Eersel

L'Europe et le vide de puissance

Jean-Paul Baquiast

L'or des saisons

Mathieu François du Bertrand

Le peuple de la main

Albert Palma

Le sourire d'Achille

Loïc Lorent

Noir Panthère

Michèle Gazier

Nonoland

Loïc Lorent

Pour un principe matérialiste fort

Jean-Paul Baquiast

Taiwan 101

Noam Rift

Théâtre ce soir

Renaud Camus

Votre jeunesse

Loïc Lorent

Vous aurez la guerre

Loïc Lorent

Voilà pourquoi je n’ai pas tué Caderousse

Eliacin

 

 

 

 

 

 

Sortie Juin 2008

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Mathieu François du Bertrand : L'or des saisons

C'est en Lomagne que se déroule cette histoire durant l'entre-deux guerres, sur des chemins, près des mares, sur des coteaux offerts au vaste déroulement du ciel.

Ce livre retrace les dernières années de Pierre Frayssinet (1904-1929), l'un des plus méconnus des poètes français. Mais « L'or des saisons » n'est pas seulement un roman construit avec des documents d'archives (souvent inédits), ou une 'biographie romancée' ; c'est surtout le portrait d'un jeune homme attachant et brillant, hanté par la figure de Mallarmé, dont les préoccupations sur la poésie et sur l'art parlent de chacun et de la manière que nous avons tous d'aimer ce qui va nous être ravi, d'adorer ce qui est le plus voué à la perte. C'est un livre sur la poésie, si l'on veut, ou un livre de poésie, à travers le regard de l'un de ceux qui en font l'un des plus beaux emblèmes de la civilisation.


Sortie Mai 2008

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Jean-Paul Baquiast - L'Europe et le vide de puissance - Essai sur le gouvernement de l'Europe au siècle des super-Etats -

 

Plan

Avant-propos : sortir du piège de l’atlantisme

Introduction : souveraineté et puissance

Chapitre 1. Qu’est-ce qu’une grande puissance ? p.11
Section 1. Fiche signalétique de la puissance
Section 2. Les puissances mondiales
Section 3. Les puissances de la misère et celles du crime organisé

Chapitre 2. Aujourd’hui, l’Europe n’est pas une grande puissance p. 31
Section 1. Le sentiment d’appartenance
Section 2. Les forces économiques
Section 3. L’armature étatique et administrative

Chapitre 3. Evolution du monde et grandes puissances p. 44
Section 1. Les risques systémiques
Section 2. Les risques socio-politiques
Section 3. Fin de l’hégémonie américaine et entrée en scène des puissances asiatiques

Chapitre 4. Les grandes puissances vont devoir trouver des terrains d’entente p. 67
Section 1. : La lutte contre le changement climatique et pour la protection des éco-systèmes
Section 2. La prévention des conflits
Section 3. Les grandes aventures techno-scientifiques

Chapitre 5. Le retour de l’Europe dans le concert des grandes puissances p. 94
Section 1. Les enseignements de l’histoire
Section 2. Capitalisme financier contre patriotisme économique
Section 3. Pour un néo-colbertisme européen

Chapitre 6. Des valeurs structurantes pour une grande puissance originale p. 125
Section 1. L’Europe est un système multi-agents structuré par un jeu de valeurs spécifiques
Section 2. Des valeurs « immunisantes » : droits de l’homme, égalité entre les sexes, laïcité
Section 3. Des valeurs « dynamisantes » : la république, la social-démocratie, la philosophie critique

Chapitre 7. Pistes institutionnelles p. 150
Section 1. La voie fédérale
Section 2. Les coopérations renforcées
Section 3. Le rôle de la France

Conclusion : un modèle pour le monde ?


Avril 2008

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John Baude - J'étais une île

ISBN : 978-2-916913-09-4

 

 

 

 

Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble.

 

Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes.

John Baude est économiste et romancier.

 

Extrait :

Elle est arrivée la première, elle a posé le pied en propriétaire sur la Josefa, elle a tendu la main d’un bras menu et raide à la façon brusque d’un pantin comme s’il agissait d’un jeu qu’elle était certaine de gagner. « Vanessa ». L’ont suivie deux gars, la vingtaine sans épreuve et sûrs de leur rang mais encore malhabiles dans les civilités d’apprivoisement, qui sont allés déposer leur sac au fond du bateau mais pas leur semi air hautain, puis une fille qui a esquissé un bonjour, qui debout à côté de Vanessa, arbore une aisance tout aussi grande, mais plus réservée, plus habillée même si son amie a maintenant un foulard noué à la taille. Antonio, resté sur le quai, vient d’ôter les cordages, la Josefa s’écarte et s’ouvre le fossé des eaux qu’il enjambe, un instant de part et d’autre, avant de repousser la terre et de rejoindre l’embarcation. Elle froisse l’eau. Quelques yachts somnolent dans la paresse du port. Le vent est retombé, les mâts et les coques se taisent, chromes laques et marqueterie vernie rutilent au soleil.


 

 

Mars 2008

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Loïc Lorent : Vous aurez la guerre

ISBN : 978-2-916913-08-7

 

Les accords de Munich voient en 1938 l'anglais Neville Chamberlain et le français Edouard Daladier céder devant Adolf Hitler. Winston Churchill aura cette phrase terrible : “Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.” Loïc Lorent, dans cet essai très polémique, se penche en historien sur les origines de cette reculade et analyse ce qui aujourd'hui persiste de ‘l'esprit de Munich’, et à quelles erreurs ou lâchetés il peut nous mener.


Présentation par l'éditeur :

“Il y a non seulement un Munich avant Munich mais un Munich après Munich. Munich symbolise une idéologie qui ne se limite pas aux années 1930 mais est au contraire encore active aujourd'hui.”

Vous aurez la guerre est un essai polémique sur l'histoire contemporaine de l'Europe dont un des tournants majeurs fut les accords de Munich en 1938 où l'auteur étudie le pacifisme et ses dérives, l' actuel concept de 'droit d'ingérence', et où analysant la passivité des états européens face à la guerre en Bosnie ou aux massacres au Rwanda, il s'interroge sur la ‘guerre juste’.
Dans cet essai aux accents passionnés, désespérés parfois, Loïc Lorent retrace la généalogie de la lâcheté qui conduit à accepter l'horreur du monde sous le couvert des nobles idéaux du pacifisme et du rejet absolu de toute forme d'engagement militaire.

 

Présentation par l'auteur :

Comment expliquer que l'opinion publique européenne, et notamment française, se soit convertie à la religion de la paix ? Le pacifisme des années d'entre-deux-guerres se distingue par sa violence, son caractère jusqu'au-boutiste. “Plutôt la servitude que la guerre”, assènent certains pour qui, après les massacres de la Somme et de Verdun, il n'est plus question de se battre. Sous l'égide d'un illusoire droit international, les démocraties européennes cèdent face aux coups de butoir des états totalitaires. Des hommes politiques, des écrivains, des journalistes, en un mot l'intelligentsia, mais aussi l'opinion publique, acceptent les reculades diplomatiques. “Tout sauf la guerre”. La Tchécoslovaquie est, en 1938, abandonnée au nom de la perpétuation d'une paix factice mais à laquelle on veut aveuglément s'accrocher, quitte à discuter avec le diable.

À l'heure du village-planétaire peuplé de “citoyens du monde”, nous continuons à verser des tributs. Nous discutons avec le président iranien, nous nous réconcilions avec le colonel Kadhafi. Ce n'est pas grave, nous dit-on. Ce n'est pas grave parce que nous sommes condamnés à nous entendre. En douter, c'est être belliciste, réactionnaire, inhumain. De Munich à Srebrenica, une même logique est à l'œuvre, celle de l'accommodement. Et l'accommodement, ça finit bien souvent par des fosses communes. L'Occident contemporain est fier de son pacifisme, de ses droits de l'homme. Il s'en gargarise et y voit un signe supérieur de civilisation.

Amis Croates, Bosniaques, Rwandais, soldats de l'Alliance du Nord, commandant Massoud, sachez que nous n'avons rien fait parce que nous sommes civilisés et parce que la guerre n'est jamais la bonne solution. Je ne doute pas que cette révélation apaise votre douleur.

Aurores : Le site personnel de Loïc Lorent


janvier 2008

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Renaud Camus - Théâtre ce soir -

ISBN : 978-2-916913-06-3

 

 

Présentation par l'auteur :

'Théâtre ce soir' met en scène une famille traditionnelle dans un décor très traditionnel , et presque caricaturalement tel – d’où le titre : père bourgeois, mère bourgeoise, fils, fille et la bonne. Seulement ils ne tiennent pas exactement les propos que l’on attendrait d’eux. La bonne, par exemple, est la voix de la grammaire, du juste mot, de l’hyper-correction, du beau langage : elle parle comme un dictionnaire des difficultés du français classique et contemporain. La mère n’a de souci que le combat contre les inégalités, les discriminations, le racisme, l’impérialisme américain, le mondialisme, les délocalisations, l’insécurité de l’emploi et toutes les injustices. Le père n’a d’autre thème que sa passion sentimentale et sexuelle pour un jeune homme qu’il voit tous les matins à l’abri d’autobus.

Il n’y a aucun échange entre les personnages. Chacun poursuit son idée, dans son idiolecte particulier. Ils semblent ne pas s’entendre et ne pas s’en soucier.

Mais, coup de théâtre, le Christ s’invite...

 


Octobre 2007

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Albert Palma - Le peuple de la main (Henry Bauchau sur ma route) -

ISBN : 978-2-916913-04-9

Sortie : septembre 2007

 

Présentation par l'éditeur

Le Peuple de la Main est le journal d’Albert Palma qui relate sa rencontre avec Henry Bauchau et son amitié avec le célèbre écrivain. L’abondante correspondance entre les deux hommes, reproduite ici, montre que cette rencontre qui est celle de deux artistes exigeants est aussi celle de deux oeuvres qui s’entrecroisent, s’entrelacent et se répondent.

Homme singulier, de grande culture, sourd, handicapé mais maître d’arts martiaux, l’auteur dévoile dans ce journal toute la beauté de sa pensée mais aussi la quête incessante et toujours renouvelée de l’harmonie entre le corps et l’esprit, entre l’oriental et l’occidental.

Le Peuple de la Main est cette poursuite de l’unité de l’homme dont le dialogue avec Henry Bauchau illustre la profondeur et la noblesse.

ISBN : 978-2-916913-04-9 / 18,50 €

 

Octobre 2007

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Michel Cassé - Lambda ou Cosmologie dite à Rimbaud -

ISBN : 978-2-916913-05-6


Sortie : septembre 2007

 

Présentation par l'éditeur

Cette œuvre multiforme appuyée sur une grande rigueur scientifique est un magnifique voyage dans l’espace et le temps. A travers et par delà les cieux Michel Cassé interroge les hommes. Abolissant les frontières du temps il dialogue avec les scientifiques, les poètes et Dieu, il scrute d’un regard amoureux les origines de l’univers, de la pensée et des sentiments.

Michel Cassé nous offre un roman initiatique où la rationalité se fait magie et la science poésie.

Michel Cassé montre que la science, toute autonome est rigoureuse qu’elle est, est écrite, pensée par des hommes dont les référents sont dans la culture humaine, donc – aussi, car bien sûr les instruments des sciences sont premiers – dans les rêves, la poésie, le langage.

Il semble nous dire : faisons de la place à l’imagination, faisons de la place à la poésie qui contourne notre raison raisonnante et en cela nous déconcerte, faisons de la place à la rêverie car ce sont de magnifiques et indispensables instruments de la pensée et par là-même de la science.

Ce livre est à tous les points de vues une expérience, le texte personnel et libre d’un scientifique qui parle de son art et de sa pratique, de sa vie.


 

Mai 2007

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Loïc Lorent -Votre jeunesse -

ISBN : 978-2-916913-03-2

 

 

Extrait :

Ils se retournent souvent pour scruter l'assistance, huer les “collabos” ou tout simplement pour se moquer. On a beau faire partie de l'avant-garde de la Pensée Critique, on n'en reste pas moins de joyeux drilles. D'ailleurs, cette euphorique effervescence ne plaît pas aux anarchistes :

“Soyez sérieux, y'en a qu’essaient de faire la Révolution, bordel !”

 

Présentation par l’éditeur :

Lors de grands mouvements sociaux et au sein d’une faculté occupée par les étudiants, un observateur ironique tient la chronique du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs.

Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions ni complaisances d’une jeunesse illusionnée et prête à toutes complaisances.

Voir les articles de presse

Aurores : Le site personnel de Loïc Lorent


Collection Décohérences :

Mars 2007

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Jean-Paul Baquiast - Pour un principe matérialiste fort -

ISBN : 978-2-916913-00-1

 

 

 

 

Présentation par l'auteur :

Le matérialisme est d’abord une conviction. Il consiste à croire que tout ce qui existe dans l’univers, jusqu’à l’homme, son esprit et sa conscience morale, résulte d’une évolution spontanée des composants matériels de l’univers. Les religions sont convaincues du contraire. Pour elles, rien de ce qui existe dans l’univers ne serait apparu sans l’intervention d’un Dieu tout puissant, situé hors de l’espace et du temps mais capable d’intervenir à tout moment dans notre monde pour y imposer sa volonté.

Le matérialisme s’appuie sur la raison et plus particulièrement sur la recherche scientifique expérimentale, pour qui l’énoncé d’une loi décrivant le monde doit être justifié par une démonstration objective que toute personne dotée de raison puisse refaire en tous temps et en tous lieux. Ceci n’est en rien contradictoire avec le fait que la science évoluant sans cesse propose constamment de nouvelles lois et de nouvelles expériences visant à les justifier. Les religions à l’opposé s’appuient sur l’affectivité qui est fondamentalement subjective et dont les grands ressorts évoluent peu au travers des lieux et des époques.

Tout naturellement, le matérialisme moderne est donc scientifique et la science moderne est donc matérialiste. Pourquoi serait-il alors nécessaire, comme nous voulons le faire dans ce livre, de réaffirmer le postulat matérialiste, voire d’en renforcer encore l’expression et les ambitions ?

C’est parce que la science qui a fait la force du matérialisme occidental est de plus en plus attaquée par les religions. Celles-ci ont toujours vu dans la science et dans le matérialisme des adversaires à combattre. Non seulement parce qu’ils peuvent mettre en échec leur messages spirituels mais surtout parce qu’ils leur disputent le pouvoir temporel, celui qu’elles exercent en ce bas monde sur les personnes et les institutions et qui leur rapporte influence, honneur et argent.

On aurait pu croire au cours du 20e siècle qu’un accord de neutralité réciproque s’était établi, mais on constate au début du 21e siècle qu’il n’en est rien. La science, aujourd’hui, malgré les apparences, accumule les succès. Elle transforme véritablement le monde. Les religions cherchent donc de plus en plus à la mettre à leur service, quitte à détourner son esprit. Si une religion prétend qu’elle utilise la méthode scientifique pour justifier ses affirmations, peu de gens dans le grand public, faute de temps et de compétences, pourront démontrer qu’il n’en est rien. La science et le matérialisme font donc l’objet de nombreuses tentatives de récupération devant lesquelles, fort légitimement, les scientifiques matérialistes résistent.

Ce faisant, la science et le matérialisme ravivent l’hostilité non seulement des religions mais des pouvoirs politiques (gouvernements, partis, organisations combattantes) qui veulent mobiliser les foules à leur service. Le monde contemporain voit en effet se multiplier les affrontements entre puissances grandes et petites pour qui tous les moyens de conquérir le soutien des populations sont bons. Comme les foules sont encore majoritairement croyantes, ces pouvoirs politiques veulent les empêcher d’écouter la science en expliquant que la science et le matérialisme sont non seulement dans l’erreur mais dans l’amoralité et le mal. Ainsi les contrevérités les plus évidentes propagées par ces pouvoirs politiques ne rencontreront plus de contradictions de la part des scientifiques.

Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme nous allons le montrer dans ce livre, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées de la matière intelligente qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

Nous verrons qu’ainsi les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.


 

Février 2007

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Loïc Lorent - Nonoland -

ISBN : 978-2-916913-02-5

 

 

 

 

Présentation par l'auteur :

France. Hiver 43-44.

Autour de Pierre, un pays esclave et des personnages qui « luttent » au nom de sacro-saintes idées. Des idées et des drapeaux. Des drapeaux que l’on confond, parfois.
Pierre doit s’engager. C’est ce qu’on lui répète. L’Engagement. Milice, FTP, Allemands .
Alors il va devoir choisir, parce qu’il le faut, parce que son frère est un « héros » (c’est ce qu’on répète, encore), parce qu’au fond, choisir c’est réaliser pleinement son non-engagement.
Il prend les armes et se prend au jeu, insipide s’il n’y avait le sang et un certain regard, celui d’une femme.

Et dans ce coin d’une France (d’une civilisation) qui s’effondre sous les coups du manichéisme et au son des fanfares militaires, Pierre apprend le métier d’homme.
Pendant ce temps, les dieux de pacotille, eux, sont morts.

Aurores : Le site personnel de Loïc Lorent


Février 2007

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Noam Rift - CORPS -

ISBN : 978-2-916913-01-8

 

 

 

 

Présentation par l'auteur :

Berlin.

La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire . En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Nous ne le connaîtrons que sous le matricule de Trente-neuf, un nom conquis sur la fièvre qu'il a su vaincre dans son enfance.

Trente-neuf discipline son corps ; il prépare ses rôles en modifiant ses comportements, avec des gestes d'un autre espace, glanés dans un passé imprécis en suivant la filiation douloureuse de l'Histoire. Par ces dédoublements, il croise la violence de l'époque et le bruit résiduel du monde.

Mais le film qu'il interprète va déclencher d'autres poussées de fièvres inattendues. Elles font irruption de son passé mais aussi de celui de la ville. Elles vont ébranler son art de la dissimulation et ses dernières assurances. Alors que les chantiers de construction exhument la mémoire de Berlin, l'amour que Trente-neuf partage entre deux femmes précipitera sa fin et signera son ordre de déportation.

Personne ne paraît diriger ces forces obscures. Mais n'est-ce pas là le danger ?

Entretien avec Noam Rift


 

Sortie octobre 2008

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Michel Cazenave - La femme, l'amour et la jouissance éternelle -

 

Présentation par l’auteur :


Il y a deux façons de parler de la Vita Nova de Dante, tant le texte en est incandescent : soit, on s'en protège à la manière universitaire ; soit, on se plonge dedans à ses risques et périls.

J'ai choisi la seconde façon.

En me laissant porter par mes libres associations, par les jeux d'échos qui se levaient dans mon cœur, par les résonances d'âme qui ne manquaient pas de se faire : de là, sans doute, des parti-pris de lecture qui, sous les atours du doux style nouveau de Dante, vont chercher la lave de son discours et cette éruption d'amour qui fait d'une jeune fille une figure du Saint-Esprit - ou peut-être bien, après tout, la personne manquante de la Sainte-Trinité ?

Car on ne peut lire la Vie Nouvelle sans anticiper aussitôt les sept cercles du ciel de la Divine Comédie, sans se rappeler la confrérie des “Fidèles d'amour” de laquelle relevait Dante (parvenue en Italie depuis les jardins de la Perse, et dans le christianisme romain depuis la mystique soufie), sans évoquer tous ces poètes - Cavalcanti, Cino de Pistoie et tant d'autres -, pour qui la Dame est une apparition à strictement parler angélique dont le regard décide de votre destin en venant s'emparer du lieu le plus secret où votre cœur et votre âme communient au plus profond.

Je regrette simplement que la chair n'y ait point part, et je pense sincèrement que, si Dante et Béatrice eussent fait l'amour ensemble, ils en auraient été encore plus sanctifiés.

 


Sortie Octobre 2008

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Patrice Van Eersel - Lecture de 'De Rerum Natura' de Lucrèce -

 

 


 

Octobre 2008

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Michèle Gazier : Noir Panthère

 

 

C’était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l’épicier, au bistrot, dans les journaux, on s’inquiétait de la présence insolite d’une panthère noire échappée d’on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré.

De retour à Paris, l’idée m’est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l’attente, les folies de l’imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d’elle. J’entendais les voix de ceux qui m’avaient parlé d’elle. Elles m’ont inspiré ces trois variations – fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d’enfance.

Michèle Gazier

 

Extrait :

Je voudrais arrêter l’image sur tout ce bonheur. Parfois, j’y parviens en bondissant hors de ma cachette, au risque de me faire prendre. Le plus souvent, c’est le rêve qui est vainqueur, et il se poursuit, implacable. J’en connais tous les détails, je sais que le décor va changer. A présent, Lilia et moi sommes entourées de montagnes, dans le jardin d’une immense maison triste et grise. Nous jouons toujours dans l’herbe mais elle est mouillée. A la place des palmiers ce sont de grands arbres aux troncs noirs qui nous surplombent de leurs branches torses. Ces arbres ne bougent pas dans le vent qui pourtant souffle encore. Je ne vois plus le ciel. Je serre Lilia contre mon cœur, elle s’agite dans mes bras. Je suis triste. Quelqu’un l’appelle, sa mère, une domestique, je ne sais pas. Les appels redoublent, la voix se fait pressante, agressive. Lilia cherche à se dégager de mon étreinte. Mais je ne veux pas la perdre. Je sais qu’elle va partir loin de moi, en pension. Elle n’a plus l’âge de jouer ainsi toute la journée. Moi, je vais rester ici, seule loin d’elle. L’angoisse me saisit. Alors, yeux clos, je serre Lilia de toute ma passion, de tout mon désespoir et je sens sa chair si tendre fondre sous l’étreinte. Quelqu’un hurle près de nous. Lorsque j’ouvre les yeux, je vois le sang sur la peau diaphane que mes ongles ont percée. On m’arrache Lilia, on me cogne de toutes parts. Je perds conscience. Je me réveille dans le coffre d’une voiture. Deux mains m’en extraient. Puis, c’est le trou noir. Le vide. Et je me réveille à nouveau dans un fossé. Je ne sais pas encore que ce sera le lieu de ma pénitence. Après les velours des salons, la rudesse des fossés…

.../...

Poser mes ongles sur une gorge tendre et les laisser pénétrer doucement jusqu’à ce que le sang perle puis jaillisse. Regarder les prunelles éteintes de l’être que j’abandonne sans vie. Offrir la mort comme une délivrance. Je n’oublierai jamais le regard amoureux de cet homme si seul, si ivre qui s’est jeté à mes pieds une nuit de printemps comme on se jette à l’eau lorsque la maison brûle : pour se sauver. Je l’ai vu tant de fois chercher dans la nuit obscure, l’étoile verte de mes pupilles. Je l’ai senti comme moi, perdu, si seul. Je l’ai délivré du mal de ses jours, mais qui me délivrera enfin de la folie des miens ?


Sortie Novembre 2008

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Loïc Lorent : Le sourire d'Achille

Le héros de cette histoire se prénomme Luc. C’est du moins le nom qui s’étale sur le badge qui orne sa poitrine ou la plaque apposée sur la porte de son bureau. On suivra Luc à deux périodes de sa vie : aujourd’hui, alors que son père l’exile, pour cause de mauvais esprit, en Italie chez un cousin pour y travailler dans une librairie homosexuelle absolument charmante et, demain, dans quinze ou vingt ans, peu importe, alors qu’il est devenu un employé apparemment modèle de la célèbre agence Together, spécialisée en location de gigolos haut de gamme.
Luc est un beau garçon, beau et intelligent. D’où vient alors qu’il ne se satisfait ni de sa condition ni d’une époque qui lui assure pourtant réussite et bonheur ? Peut-être parce qu’il a compris fort jeune comment tout cela allait finir, et lui avec.

Troie n’est plus dans Troie mais brûle encore. Vis et meurs en démocratie libérale, là où les rapports humains se monnayent, où les strings manifestent, où l’on traque les livres “discriminatoires”. Troie n’est plus dans Troie mais c’est Paris qui brûle. Quant à Achille, il sourit.

Avec Le sourire d’Achille, Loic Lorent invente le roman d’anticipation sociale ET sentimentale.

Roman prophétique, à la fois cruel et drôle, enjoué et mélancolique, Le sourire d’Achille nous présente un homme “humain trop humain” dans un monde au bord de l’implosion à force de vouloir régenter les comportements des hommes, un monde où le Marché et l’Idéologie ne font plus qu’un, un monde où quelques éclairs de beauté authentique ne suffisent pas à consoler Luc.

 

Extraits :

Avant le décès de mon père, je leur rendais visite tous les quatre ou six mois, pas plus. Je ne regrettais pas. Certains prétendaient avec assurance que l'on était saisi par les remords lorsque, nos parents décédés, on s'apercevait qu'on ne leur avait pas tout dit. Mais qu'est-ce que ce tout ? Et à considérer qu'il faille tout dire, pourquoi le dire ? C'était une pensée propre à notre époque que celle qui voulait nous contraindre à la constante obscénité, à la pleurnicherie, au déballage. Moi, quand mon père crevait sur son lit d'hôpital, j'avais essayé d'être digne, de ne pas pleurer, de lui montrer que j'étais un homme. N'est-ce pas cela qu'attendait un père de la part de son fils, savoir au dernier jour de sa vie que son enfant ne baisserait jamais lesyeux, qu'il pourrait porter son cercueil le jour des funérailles ?

.../...

J'avais longuement regardé ma mère. " Ça y est ", m'avait-elle dit. Les rues étaient aussi désertes que ne l'était aujourd'hui le port. Une infirmière était venue nous chercher pour nous conduire jusque dans la pièce où mon père, maigre comme un rescapé d'Auschwitz, étouffait, un tuyau enfoncé dans le nez, une couverture bleu ciel rabattue au-dessous du trou qui avait remplacé son ventre. L'hôpital était vide à l'exception d'un maigre escadron d'infirmières qui venaient assister au spectacle interrompant leur pause repas. Elles parlaient à voix basse, comme si la modulation des voix devait s'accorder avec la mort. Etait-ce du respect ? Qu'est-ce que cela pouvait bien changer ? Le résultat est le même. Deux ans plus tard, j'avais traversé les mêmes couloirs. Après l'enterrement, je m'étais senti soulagé. C'était certainement horrible et d'ailleurs des membres de la famille m'avaient reproché de ne pas avoir montrer plus de chagrin. " Mais enfin, tu ne pleures pas ? ", m'avait lancé un oncle. On est libre, totalement libre que lorsque nos parents sont morts. Alors, les seules personnes qui avaient le droit de nous juger ne sont plus.

.../...

Pourtant, je n’étais pas de ces brebis galeuses que les autres excluent de leurs jeux. Au contraire, j’étais systématiquement invité. Et refusais tout aussi systématiquement. A un point tel que cette attitude m’avait valu le surnom de « navrant » car, à chaque fois qu’on me proposait telle ou telle activité ludique et alcoolisée, je répondais : « Je suis navré, mais… ». Le « navré » était, à leurs yeux, « navrant ». Je préférais mon sort à celui de Jessica, la boulimique de la classe, rebaptisée « Ava le Vomi », jeu de mots des plus fins formé à partir d’une intervention magnifique d’une brune prénommée Natacha pour qui la vie d’une boulimique se résumait à ce diptyque : « Avale-Vomi ». Ce n’est pas que le destin de Jessica ait revêtu pour moi une importance particulière ; outre son poids elle était très laide et bégayait affreusement.


 

 

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Noam Rift - Taiwan 101 -

 

 

Je ne veux pas vous presser mais nous n’avons pas beaucoup de temps.

 

Peut-être que je connais tout le réseau des Frégates, qui sait ?



 

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Eliacin - Voilà pourquoi je n’ai pas tué Caderousse -

Document

 

Extrait :

Les hommes que l'on bat, que l'on torture, que l'on brûle, crient. Ils crient à intervalles réguliers ou non, proférant n'importe quoi : ils appellent leur mère, ils appellent leur femme, ils supplient qu'on ait pitié d'eux... Ils jurent qu'ils accepteront tout, qu'ils diront tout pour ne pas souffrir davantage, ils implorent pour leurs enfants, ils pleurent. Et cela dure toute la nuit. A peine parfois trois ou quatre minutes de répit, puis la porte s'ouvre à nouveau et un hurlement de terreur passe immédiatement.

On imagine la pauvre bête qui va se tapir à l'angle opposé à la porte et qui regarde d'un oeil à peine encore ouvert celui qui va frapper. Les injures ordurières pleuvent avec les coups, les. coups aveugles ou les gestes trop savants qui semblent enflammer ces restes sanglants qui gémissent encore comme s'ils ne se résignaient pas à mourir avec un râle indéfiniment recommencé.

 
 

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Angélique del Rey / Miguel Benassayag / Jean-Paul Basquiast : Conscience et conscience artificielle (titre provisoire)

 

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Raphaël Dargent :
Aux fresques des murs
Illustration (et défense) de la France